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Hollywood se shoot aux Super-héros

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Les super-héros, on n’aime ou on n’aime pas. Mais les super-héros occupent désormais l’espace et cela ne fait que commencer.

Dans les années 70, le rêve d’adapter en films les aventures des héros de comic books qui se vendant encore à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires n’en est qu’à ses balbutiements. À l’époque, c’est DC Comics, l’ennemi historique de la Marvel, qui décroche la timbale : son Superman (1978) avec Christopher Reeve, écrit par Mario Puzo, l’autour du Parrain, superproduction (55 millions de dollars de budget à l’époque, un record) distribuée par la Warner, casse la baroque avec ses 300 millions de dollars raflés au  box-office et ses trois nominations à l’Oscar. De quoi créer une tempête super-héroïque sur Hollywood ? Pas vraiment. Superman aura trois suites, à chaque fois plus bâclées, et finira par tomber dans l’escarcelle de la sympathique quoique pittoresque société de production Cannon pour un quatrième opus affligeant. Un défaut de stratégie ?

Tandem crypto-gay

Avec l’incursion de Tim Burton dons l’univers de Batman (ou le contraire) en 1989, la Warner, qui wa s’adjoindre DC Comics via sa fusion avec Time Inc. relance la cash machine des super-héros pour des résultats inespérés. Porté par une campagne publicitaire orchestrée comme le D-Day (omniprésence mondiale du « Batsignal », logo de l’homme-chauve-sourie, chanson – insupportable – de Prince sur toutes les radios, prolifération de tee shirts, de jouets…), le film rapporte, rien qu’on marchandising, 750 millions de dollars. Au box-office mondial, ce seront près de 414 millions récoltés.

Époustouflant. « Moins un film qu’un monstre marketing, lit-on néanmoins dons le New York Post La suite, on la connaît, jusqu’à l’overdose du Batmon & Robin de Joal Schumacher son tandem Crypto gay formé par Chris O’Donnell et George Clooney, à en flinguer limite la carrière du séduisant transfuge de la série Urgences. De son côté, la Marvel patine. Un exemple : le destin à rebondissements des X-Men achetés par la défunte compagnie Carolco (Terminator 2, Basic Instinct…), projet sollicité puis abandonné au dernier moment par James Cameron, qui ira s’intéresser à un Spider-Man à son tour avorté, et que finiront par obtenir la 20th Century Fox contre dollars sonnants et trébuchants. « Lorsque je commence quelque chose, je le termine toujours. Hollywood essayait d’adapter les X-Men depuis trente ans. La Fox s’est sûrement dit qu’avec moi impliqué, cela pourrait finir par donner quelque chose. » Lorsque Bryan Singer hérite du projet X-Men à la fin des années 1990, la Fox, croyant si peu au projet tant les super-héros ont fini par être dénaturés à l’écran. l’envoie tenter sa chance au Canada avec un budget confortable quoique mesuré (75 millions de dollars) et une durée de tournage limitée à cinq mois. Le jeune metteur en scène relève le défi et  connaît un succès inattendu, amassant 300 millions de dollars au box-office mondial.

Avec le succès parallèle de la saga Blade, le traqueur de vampires incarné Wesley Snipes, la mode est lancée. Les succès de Daredevil avec Ben Affleck (qui rapporte tout de même 2,5 fois son budget initial), de X-Men 2, mais surtout de la trilogie Spider-Man, de Sam Raimi (2,5 milliards ou box office pour une franchise alors propriété de Sony) la confirment.

Avi Arad, véritable sauveur de la Marvel au bord de la faillite en 1996 et big boss de Marvel Studios, déclare alors : « Cela enterre l’idée d’une audience limitée des super-héros hors du cercle des fans purs et durs (…) Ces héros connaissent un succès au cœur du panthéon de la Marvel depuis des décennies; leur adaptation ou cinéma est aujourd’hui tout bonnement fructueuse. » Débute alors un poker incroyable entre la maison-mère créée par Stan Lee et les studios hollywoodiens, la Marvel récupérant les droits d’Iron Man (jusque-là dans le giron de New Line Cinema) ainsi que ceux de la Veuve noire (d’abord propriété de Lions Gate), tandis que la Poromount rachète à Sony ceux de Tho. Arad quitte Marvel Studios en 2006. Une page se tourne.

Révolution technique « Peut-être est-ce parce que les innovations techniques ont permis d’en faire un genre à part entière ou tout simplement que son moment est venu. Comme le western en son temps avec le gentil contre le méchant. Je n’ai pas d’explication plus intelligente que celle-à-, confesse Stephen McFeely co-scénariste de Captain America : Civil War, lorsqu’on l’interroge sur la vogue de super-héros aux allures de tsunami. Il est intéressant de constater que, à l’aune des résultats vertigineux comme ceux de The Dark Knight Rises, de Chris Nolan côté DC (1.08 milliard de dollars) ou d’Avengers 2 côté Marvel (1,4 milliard de dollars), des succès très confortables comme celui des Quatre Fantastiques en 2005 (330 millions de dollars) paraissent comme en demi-teinte.

Le film de super-héros est devenu le cheval de bataille d’un « nouvel Hollywood» mené à la fois par un esprit orienté geek et une soif de bénéfices démesurée. Du côté de Marvel Studios, la donne change définitivement lors de son rachot par Disney en 2009. La presse crie au suicide: 4 milliards de dollars. Ce sera un coup de maître signé de l’impérial Robert A. lger, patron de la firme aux grandes oreilles.

C’est aussi l’époque pour la Marvel d’une volonté de contrôle artistique qui la pousse à récupérer, pied à pied, les droits de ses personnages éparpillés depuis les années 1990: Ghost Rider et Power Man repris à Sony, le captivant Punisher, maltraité au cinéma, à Lions Gate, Daredevil. Plus compliqué sera le statut de Spider-Man. qui ne devra qu’à un accord intelligent – et intéressé – entre la turbulente Amy Pascal de Sony Pictures, et Kevin Feige, nouveau nabab de Marvel Studios, de rejoindre enfin la cohorte costumée   du Marvel Cinematic Universe et ses copains Captain America, Hulk et Iron Man. À la Fox, si l’échec cuisant du reboot des Quatre Fantastiques par Josh Trank sorti l’année dernière a pu inquiéter les guetteurs de l’économie hollywoodienne, le carton colossal de Deadpool (projet débridé grâce au départ de Tom Rothman, ex-ponte des studios peu sensible au phénomène comics) et ses 490 millions de dollars engrangés en quinze jours à peine d’exploitation les ont incroyablement rassurés. C’est dire que le public n’a pas fini d’en bouffer.

Coup de génie

Ces derniers mois  ont ainsi vu  se bousculer sur les écrans : Batman vs Superman ; l’aube de la justice, de Zock Snyder. Captain America: Civil War, des frères Russo, et X-Man: Apocalypse, de Bryan Singer.

À la télévision, même constat. On frôle l’embouteillage avec Les Agents du SHIELD, Jessica Jones, Daredevil, Arrow, Flash, Supergirl, Gotham. Un accord entre Netflix et Marvel a fait de la télévision l’antichambre de héros pas assez « célèbres » ou peu chanceux d’atteindre la consécration d’une sortie cinéma, Diane Nelson, patronne de DC Entertainment, rappelle, elle, au magazine Variety, que les produits dérivés ont rapporté près de 8 milliards de dollars. Les héros DC cccupent également 50% des créations d’Interactive Entertainment, la branche jeux vidéo de Warner Bros.

Le coup de génie des deux grands studios pourvoyeurs de super-héros aura donc été double. D’un côté, imposer au niveau planétaire une culture mode in USA – rien d’autre qu’un avatar, plus pop, d’un impérialisme économique relifté sans que ne s’élèvent jamais, de Paris à Séoul, les plus féroces champions de l’exception culturelle. De l’autre, consacrer – via la brillante mise en avant de talents forcément enthousiastes (la réalisateur Joss Whedon, le scénariste David S. Gouer… exception faite peut-être d’Edgar Wright, qui a claqué la porte d’Ant-Man suite à un différend avec le tout-puissant Creative Committee de la Marvel)- des entreprises à l’hermétisme « corporate » digne de Coca-Cola. Ne transpirent désormais plus de la Marvel et de DC que les prévisions de sorties envoyées par  dépêches prophétiques à la vietsse d’un Iron Man en action.

Jusqu’en 2020 sur les écrans, petits comme grands, toutes « écuries » mêlées, on aura donc droit à Suicide Squad, Docteur Strange, Wonder Wamon, Les Guerriers de la Galaxie 2, The Defenders, Captain Marvel, Iron Fist, Black Panther, La Guêpe, Aquaman, Justice League of America. De quoi s’attendre à de nombreux changements d’interprètes, à des développements de scénarios labyrinthiques et, sujet tabou entre tous à Hollywood. à un rejet massif du public, saturé. une chose est sûr, c’est que bien souvent, nos super-héros sont très sexy !

Mais en attendant, vous reprendrez bien un peu de justicier volant ?

Allez quelques trailer avec des super héros (a voir ou revoir)

Daredevil

Captain America : Civil War

Spiderman

Hulk

X-men

Les 4 Fantastiques

Iron Man

Thor

Ant Man

Kingsman

Et bien d’autres encore ! The Green Hornet, Captain Marvel, Batman, Wonder Woman, Docteur Strange, Judge Dreed, Blde, Ghost Rider, Hellboy, Watchman, Kick Ass, Green Lantern, Avengers, Arrow, Dreed, Suicide Squad, Lucifer, The Wolverine, Gardiens de la Galaxie, Gotham, Tortues Ninja, The Flash, Constantine, Supergirl, Deadpool…. La liste ne s’arrête pas là mais nous oui 🙂

 


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