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7 films qui auraient dû être nominés aux oscars 2017

7 films qui auraient dû être nominés aux oscars 2017

Les nominations aux Oscars sont tombées, et bien que Moonlight ait eu une reconnaissance bien méritée, il y a beaucoup d’autres films LGBT, courts métrages et documentaires que l’Académie n’a pas reconnus.

Ci-après, nous vous présentons notre Top des films qui auraient dû être nominés.

 

1/ Meilleure actrice : Molly Shannon, dans “Other People”
Other People

Chris Kelly, l’auteur de Saturday Night Live, a fait un film sur sa mère, décédée du cancer, dans un scénario saisissant et déchirant, mais avec un bon sens de l’humour. Il raconte l’histoire d’un homme qui doit se déplacer pour prendre soin d’un parent malade. Les échanges sont tellement naturels, vous pouvez oublier le spectre de la mort qui est juste une parenthèse dans le scénario.


Molly Shannon incarne parfaitement le rôle de Joanne avec une sincérité étonnante et subtile. C’est une épouse vivante et drôle, une mère et une enseignante qui combat vaillamment contre les ravages du cancer en phase terminale – tout en sachant qu’elle ne gagnera probablement pas sa lutte. Jouer quelqu’un qui meurt et mourir noblement peut facilement devenir mélodramatique, mais Molly Shannon a gardé le personnage à la base.

Une ovation également pour Jesse Plemons, de Friday Night Lights, il offre une performance beaucoup plus subtile que prévu, transmet non seulement la perte d’un être cher, mais aussi la façon dont l’histoire familiale réelle, les échecs professionnels, les relations échouées peuvent affecter la douleur.
2/ Meilleurs acteurs : Geoffrey Couët et François Nambot, dans “Theo and Hugo”

Theo et Hugo
Les réalisateurs Olivier Ducastel et Jacques Martineau (Les Aventures de Félix) méritent des éloges pour cette soirée chaude et égayée entre deux Gays. Les acteurs jouent merveilleusement bien et font le plus gros travail au final !

Theo et Hugo 2

Dès le début du film, les personnages principaux Couët et Nambot ont une longue scène sexuelle très crue, mais ils portent aussi un poids émotionnel lorsqu’ils craignent d’être atteints du VIH. Cela les oblige à faire des tests  à l’hôpital, et à rechercher de l’aide à travers la ville.


Les similitudes avec le film Weekend d’Andrew Haigh sont évidentes, mais Theo et Hugo ont leur propre façon d’incarner leur personnage grâce à leur énergie. L’intrépidité des réalisateurs Ducastel et Martineau est aussi exceptionnelle, tout comme le cadre parisien.

3/ Meilleur film étranger : “Quand on a 17 ans” 

Quand on a 17 ans 2

Malgré ses 73 ans, le réalisateur français André Téchiné transmet toujours avec joie la bienveillance et la torture d’un amour juvénile. Dans ce long métrage, il travaille avec la scénariste et réalisatrice Céline Sciamma (Tomboy, Girlhood). Tom (Corentin Fila), 17 ans, tombe secrètement amoureux de son frère adoptif, Damien (Kacey Mottet Klein).

Damien, un lycéen de 17 ans, vit dans une petite ville des Pyrénées avec sa mère Marianne, médecin, alors que son père, militaire, est en opérations extérieures. Il est le souffre-douleur de Thomas dit Tom, un jeune métis adopté, qui vit dans une ferme isolée en montagne et qui est dans la même classe que lui. La mère adoptive de Tom tombe malade et Marianne décide d’accueillir Tom sous son toit pendant les soins. Les rapports de violence des deux garçons, et l’attirance amoureuse de Damien pour Thomas vont-ils se transformer à cause de cette cohabitation contrainte ?


« Ce qui est spécial avec ce film, ce n’est pas seulement son cadre magnifique dans les Pyrénées françaises », a écrit Alan Zilberman, le critique de cinéma de Washington Post, « mais aussi comment le beau cadre montagnard sert de métaphore à la vie intérieure des personnages ».

4/ Meilleur court métrage : “The Saint of Dry Creek”

Imaginez un agriculteur des années 1950 demandant à son fils s’il est Gay. Vous pensez bien que la conversation n’est pas plaisante…Et si ce n’était pas le cas?

Storycorps raconte l’histoire de Patrick Haggerty, un producteur laitier dans l’état rural de Washington qui élève son fils. À l’adolescence, Haggerty a commencé à réaliser qu’il était Gay, et a travaillé dur pour essayer de cacher ce fait. Mais un jour, après avoir participé à une réunion d’école, il s’est rendu compte que son père pouvait le mettre à jour plus facilement qu’il ne le pensait.
5/ Meilleure mise en scène : Ingrid Jungermann, “Women Who Kill”

 

Jungermann (The Slope, F to 7th) a dirigé et joué dans ce thriller humoristique. Il raconte l’histoire d’un podcasteur qui pense que sa petite amie pourrait être une meurtrière. Exes Morgan (Jungermann) et Jean (Ann Carr), s’emmêlent dans le drame et les vies de chacun quand Morgan commence à sortir avec la mystérieuse Simone (Sheila Vand).

Alors que le phénomène s’aggrave et devient en série, elle prend du bon temps en s’amusant dans des relations lesbiennes dans la scène contemporaine de Brooklyn. « C’est Park Slope (quartier riche), il n’y a pas de crimes haineux ici », dit un personnage, mais « juste un grand nombre de parentalités ».
6/ Meilleur documentaires : “Mapplethorpe: Look at the Pictures”

Mapplethorpe Look at the Pictures

En 1989, l’architecte Jesse Helms (devenu sénateur Républicain) avait annoncé que la photographie de Robert Mapplethorpe « regarder les images » était obscène. L’artiste mythique Gay est mort de maladies liées au SIDA durant la même année.

Plus d’un quart de siècle plus tard, Fenton Bailey et Randy Barbato ont revu le travail de Mapplethorpe : Regardez.

Coïncidant avec les rétrospectives de Mapplethorpe au Getty et à LACMA, cette étude explore le travail de Mapplethorpe ainsi que l’interaction de sa vie personnelle et professionnelle. Ses amis et ses anciennes collègues comme Mary Boone, Carolina Herrera, Brooke Shields et Debbie Harry ont témoignés, de même que sa sœur aînée Nancy, et son jeune frère, Edward, qui l’ont aidé sur de nombreux shooting.
« Strike a pose » figure parmi les autres grands documentaires de 2016, un regard sur les danseurs du fameux “Truth or Dare”, la tournée de Madonna au sud-ouest de Salem qui relate le sort d’un groupe de lesbiennes latines condamnées à tort d’avoir violé deux jeunes filles.

« Author : The JT Leroy Story » lève le voile sur un des plus grands canulars de l’édition, une prostituée trans métamorphosée en star littéraire qui a enchanté Hollywood.

Pour un autre regard sur le système judiciaire, « Free CeCe » du producteur exécutif Laverne Cox est à ne pas rater. En 2011, CeCe McDonald, une femme transgenre de couleur, a été accusée de meurtre au deuxième degré après avoir combattu un agresseur qui l’a attaqué avec ses amis.

Elle a accepté l’accusation d’homicide involontaire au deuxième degré et a passé 19 mois dans une prison pour hommes, où elle a été fréquemment placée en isolement cellulaire soi-disant pour sa propre protection. La réalisatrice Jacqueline Gares (Dans la vie) relate la lutte de McDonald, ainsi que le jour où elle a été libérée en 2014.
7/ Meilleurs costumes: “Everybody Wants Some!”

Avons-nous besoin d’en dire plus ?


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